Découvrir New York // Discover New York

All Photographs by Isabelle Rozenbaum

 

 

Lorsqu’on arrive à New York la première fois, on ne croit pas à ce que l’on voit : la hauteur, la majesté, la puissance, mais surtout la beauté. Lorsqu’on revient plusieurs fois de suite dans cette ville, on ne croit toujours pas à ce que l’on y voit : les détails, la sobriété, la fragilité, mais encore et toujours la beauté.

Découvrir New York, c’est faire sans cesse cet aller-retour entre le macrocosme et le microcosme de la ville. C’est s’émerveiller devant l’Empire State Building tout en admirant les herbes folles qui poussent dans les recoins des trottoirs. C’est être subjugué par l’Hudson entre les Brooklyn et Manhattan Bridges à Dumbo, et regarder les oiseaux qui picorent à vos pieds, les graffitis sur un mur qui vous attirent l’œil, le bout de papier qui vole dans l’air et dont vous suivez la trajectoire.

 

 

Découvrir New York, c’est découvrir aussi l’infini : infini de la skyline lorsque, à Brooklyn Heights, vous admirez les immeubles de Manhattan qui s’élèvent devant vous dans une infinité de couleurs, de nuances, de reflets. Infini autour de vous lorsque, dans le taxi boat qui vous emmène à toute vitesse de Red Hook au sud de Manhattan, vous traversez les flots bleus dont la nappe semble recouvrir la terre jusqu’au bout du monde.

Infini des choses et des gens qui ne s’arrêtent jamais, qui défilent jour et nuit. Infini des lumières qui clignent partout dans la ville, des étoiles qui brillent partout dans le ciel. Infini des mouvements, des énergies, des vibrations : le métro, les hélicoptères, les voitures, les vélos, les téléphones, les joggers : tout bouge, tout remue, tout change tout le temps, jusque – peut-être – à la fin de la nuit des temps. Et il vous semble alors que tout bouge pour vous : vous êtes pris dans cette tourmente douce, légère, rapide.

 

 

Cela devient bientôt une nécessité, une drogue, que de sentir New York, la humer, la saisir, la parcourir : vous ne pouvez plus vous en passez. Pourquoi ? Parce que c’est la vie, la vie la plus intense et la plus profonde : vous êtes à New York, vous devenez peu à peu New York elle-même, vous appartenez à New York, vous reviendrez donc toujours à New York, car vous avez alors New York dans la peau ! Découvrir New York, c’est vous découvrir vous-même sans cesse…

Caroline Hoctan

Caroline Hoctan lives between the Old and New World. She has contributed to various magazines and published several books including two novels : “Le Dernier Degré de l’Attachement” (Denoël, 2004) and “Dans l’existence de cette vie-là” (Fayard, 2016). She works with the photographer and video artist Isabelle Rozenbaum. Together this dynamic-duo, have come on board WBM as a contributing Editors to share their vision of the world from their home in France to New York their new found love.

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